Dans la maladie de Parkinson, certaines cellules du cerveau appelées neurones dopaminergiques deviennent progressivement fragiles et finissent par mourir. Ces neurones jouent un rôle essentiel dans le contrôle des mouvements. Leur disparition entraîne des symptômes comme les tremblements, la raideur musculaire ou la lenteur des gestes.
Mais pourquoi ces neurones sont-ils plus vulnérables que d’autres ? C’est une question que la science n’a pas encore complètement résolue. On sait qu’une protéine appelée alpha-synucléine s’accumule de manière anormale dans ces cellules, formant des amas toxiques appelés corps de Lewy. Ces dépôts perturbent le fonctionnement des neurones et contribuent à leur dégénérescence.
D’autres facteurs, comme des déséquilibres dans les lipides du cerveau (les graisses qui composent les membranes cellulaires), pourraient aussi jouer un rôle important.
Mais pour étudier ces mécanismes complexes, il faut des modèles cellulaires humains fiables, ce qui manque aujourd’hui en Suisse.
Ce projet vise à créer une bibliothèque de cellules souches provenant de patients atteints de Parkinson. Ces cellules, appelées iPSC, sont comme des cellules “caméléons” : elles peuvent être reprogrammées pour devenir n’importe quel type de cellule du corps humain, comme des neurones. Cela permet aux chercheurs de recréer en laboratoire des modèles très proches du cerveau des patients, sans avoir besoin de prélever directement du tissu cérébral.
Les cellules seront importées depuis une biobanque canadienne, puis modifiées à Genève pour pouvoir être utilisées dans des expériences. Une équipe de recherche de l’EPFL va :
– Sélectionner des cellules de patients avec différentes formes de la maladie.
– Les transformer en neurones pour observer comment la maladie se développe.
– Étudier l’effet de certaines mutations génétiques et des différences entre hommes et femmes
Ce projet est rendu possible grâce au soutien de la Loterie Romande du canton de Vaud.